Abonnez-vous

Les chalets Comblorans

Les chalets

Le chalet est un mot originaire de Suisse Romande. Maison construite et décorée principalement avec du bois, au toit débordant, aux longs balcons, conçue à l’origine pour la montagne... Horace Bénédicte De Saussure (naturaliste et géologue suisse, considéré comme le fondateur de l'alpinisme) en 1780, dans son ouvrage « Voyages dans les Alpes », donne une description exacte du chalet, en parlant de ceux qui se trouvent sur le Môle au-dessus de Bonneville :

« Les chalets qui bordent ces prairies sont de petites huttes, dont les murs sont très peu élevés, ne sont pour la plupart construits qu’avec des pierres sèches. Tout le rez-de-chaussée de chacun de ces petits édifices ne forme qu’une seule pièce, dont une moitié sert d’abri au bétail et l’autre au gardien. La crèche haute de 18 pouces sépare les vaches de leurs maîtres.

Le feu brûle contre la muraille, la fumée sort par les joints des murs et du toit. Une potence de bois, tournante, supporte la petite chaudière dans laquelle on fait le fromage ». Plus tardivement le mot s’est étendu aux maisons de remues, puis à toutes les maisons construites en bois.

C’est Henri Jacques Le Même, formé aux Beaux Arts de Paris, qui construit les premiers chalets pour la Baronne Noémie de Rothschild à Megève. Il s’inspira de l’architecture traditionnelle locale. Les touristes qui venaient goûter aux joies des sports d’hiver souhaitaient des chalets confortables, fonctionnels, largement ouverts sur le paysage. Pour répondre à cette demande, l’architecte privilégia l’orientation et la vue. A l’intérieur les meubles, les lambris, les plafonds montraient la virtuosité de l’artiste. Il employa des nouveaux matériaux : béton, mais également le granite, carrelage en grès, et des tôles ondulées qui firent scandale à l’époque.

Un des premiers chalets de Combloux fut commandé par la Société PLM (Paris – Lyon – Méditerranée). Un chalet démontable acheté à la foire de Grenoble, après la 1ère guerre mondiale.

Dans les années 1928, M. John Lachenal achète le terrain situé face au Palace du PLM, et fait construire 5 chalets, que nous appellerons « villas régionalistes ». Ces villas étaient occupées de juin à septembre par des personnes d’Afrique du Nord qui venaient en vacances. Il fit appel à un architecte d’Annecy, Fleury Raillon. Celui-ci a réalisé de nombreux édifices en Haute-Savoie, en particulier l’Hôtel de Ville de Cluses en 1903, de style néo-classique.
Ces villas ont un style particulier, caractérisé par des mansardes, croupes et auvents, grandes terrasses. Contrairement aux petites fenêtres des fermes, Fleury Raillon ouvre de grandes baies vitrées, fermées par des vitraux jaunes, pour que le soleil inonde de sa lumière le chalet.

Dans les années 1960, malgré les nouveaux matériaux, on continue à utiliser le bois, la pierre et le granite. Le chalet est ouvert sur l’extérieur, clair, avec souvent deux fenêtres par pièce. Le toit rappelle les « toits à l’allemande », toits à pan coupé du début du XXème siècle. Dans le salon ou la salle à manger, on imite les grandes cheminées des fermes.

Aujourd’hui, le bois et la pierre se marient à merveille avec les nouveaux matériaux de décoration, avec des éclairages discrets….sans oublier pour le bien-être : le spa. Les techniques d’isolation bio, ainsi que les nouvelles énergies pour le chauffage sont largement utilisées.