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Les fermes de Combloux

Les fermes de Combloux / la ferme à Isidor

Ferme à Isidor - Combloux

Le village était peuplé essentiellement de paysans jusqu’au début du XXème siècle. En 1942, il y avait encore 134 fermes, actuellement il en reste environ 24.

Pour l’implantation de la maison, on choisissait un terrain qui avait peu de valeur, afin de conserver les terrains fertiles pour les cultures. Les maisons étaient construites avec les matériaux trouvés sur place : pour le soubassement, la pierre, en particulier du granite brut, pour la charpente du bois, et pour le crépi de la chaux. Elles étaient construites selon un plan pratiquement identique :

- L’entrée, appelée « la cortonne », qui permettait de passer dans la chambre commune « peille », puis dans la cuisine « le dzan » où se trouvait la monumentale cheminée « la beurne », utilisée pour fumer la cochonnaille.

- La pièce principale occupée l’hiver par la famille « le boeu à les gens », et l’étable qui abritait 4 à 5 vaches, poules, lapins… « le boeu de lé », avec des petites ouvertures pour éviter que le froid ne rentre à l’intérieur.

- Sans oublier les toilettes (les cacatis), les différentes caves, l’immense grange où était stocké le foin pour les longs hivers.

- En annexe, on trouve le grenier, coffre fort en madriers où les biens les plus précieux étaient déposés. Sous le même toit étaient abrités la famille, les bêtes et les récoltes. Des familles avec de nombreux enfants, sans oublier les grands parents, et quelquefois une vieille tante.

La Ferme à Isidore : texte issu du site du musée de la pente 

La Ferme à Isidore : joyau de l’architecture rurale de montagne, acquise par la municipalité de Combloux en 2002 et inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2004…

Construite en 1832, la Ferme à Isidore, du nom de son dernier habitant, n’a fait l’objet d’aucune transformation majeure depuis sa construction. Elle représente un témoignage architectural et patrimonial sans équivalent sur la société montagnarde des siècles passés.

Cette bâtisse est une des rares fermes, tant d’un point de vue local que régional, à nous être parvenue pratiquement dans son état d’origine. Elle a su conserver, jusqu’à la fin du 20e siècle, ses fonctions d’habitation et de bâtiment agricole. Sa construction et sa conception sont caractéristiques d’un territoire restreint et témoignent de l’adaptation des sociétés montagnardes aux conditions rigoureuses du milieu.

Dans un souci de préservation et de valorisation du patrimoine, la municipalité de l’époque, après avoir sollicité l’avis du CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) et des représentants du SDAP (Service départemental de l’Architecture et du Patrimoine), fait l’acquisition de la ferme au début de l’été 2002. La même année, elle lance une procédure d’inscription à l’inventaire supplémentaire des Bâtiments de France qui sera acceptée par arrêté préfectoral du 13 septembre 2004.

A l’automne 2007, la municipalité lance les travaux de restauration de la ferme. Parallèlement, elle engage une convention avec la Fondation du patrimoine , organisme reconnu d’utilité publique, qui vise à encourager par souscription le mécénat populaire et le mécénat d’entreprise en faveur de la sauvegarde du patrimoine de proximité.

Après plusieurs mois de laborieux travaux où se sont succédés différents corps de métier sélectionnés sur le volet, (menuisier, charpentier, électricien, maçon…), travaillant tous sous la direction d’un architecte délégué par la SDAP, la ferme à Isidore fait aujourd’hui peau neuve sans avoir perdu le moindre de ses attraits d’origine.En nouveauté : la transformation de la grange en un espace d’exposition de plus de 250 m2 avec accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

La ferme à Isidore devient un nouveau site à vocation culturelle pour le village de Combloux

En charge de la gestion de ce nouvel espace d’exposition … le musée de la Pente. Association combloranne ayant pour but la mise en valeur du patrimoine local, à l’initiative de plusieurs expositions sur le sujet depuis 1998, très impliquée dans le suivi des dossiers concernant la ferme à Isidore et enfin, signataire de la convention avec la Fondation du Patrimoine, c’est au Musée de la Pente que revient, par délégation de la Mairie, la gestion de l’espace exposition.

Pour connaître les jours et les heures de visites guidées de la Ferme à Isidore : http://museedelapente.free.fr